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Lait contaminé : « Plus de 12 millions de boîtes » retirées de la vente, selon le PDG de Lactalis

« Nous collaborerons avec la justice », assure Emmanuel Besnier dans « Le Journal du dimanche », après la contamination à la salmonelle de ses produits.

Le Monde avec AFP

Publié le 14 janvier 2018 à 01h02, modifié le 14 janvier 2018 à 15h02

Temps de Lecture 2 min.

L’usine Celia de Craon (Mayenne), qui produit du lait infantile pour Lactalis, le 12 janvier.

Le PDG de Lactalis a promis d’indemniser « toutes les familles qui ont subi un préjudice » en raison d’une contamination à la salmonelle de produits du géant français du lait. Emmanuel Besnier est sorti de son silence dans un entretien au Journal du dimanche du 14 janvier.

Le dirigeant, qui ne s’était jusqu’ici pas exprimé au sujet de l’affaire qui ébranle son entreprise, a assuré avoir eu avant tout à l’esprit les conséquences de cette crise sanitaire pour les consommateurs, « des bébés de moins de 6 mois », a-t-il rappelé : « C’est pour nous, pour moi, une très grande inquiétude. »

Après la rencontre vendredi à Bercy entre M. Besnier et le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, le groupe Lactalis a ordonné la reprise de tous les lots de lait infantile produits dans son usine de Craon (Mayenne).

Des centaines de plaintes

Le patron du groupe a affirmé avoir lui-même proposé au gouvernement cette mesure qui s’étend à 83 pays. « Il faut mesurer l’ampleur de cette opération : plus de 12 millions de boîtes sont concernées », a-t-il déclaré, assurant que les distributeurs n’auront plus à trier : « Ils savent qu’il faut tout retirer des rayons. »

Trente-sept enfants atteints de salmonellose ont été diagnostiqués en France après avoir consommé un lait ou un produit d’alimentation infantile de l’usine Lactalis incriminée, selon les derniers chiffres officiels du 12 janvier. Un cas de salmonellose avéré a en outre été découvert en Espagne concernant un bébé ayant consommé de ce lait infantile contaminé et un autre cas reste à confirmer en Grèce.

Interrogé sur les « centaines » de plaintes déposées par des parents de nourrissons dans toute la France, et alors qu’une enquête préliminaire a été ouverte fin décembre par le pôle santé publique du parquet de Paris notamment pour « blessures involontaires » et « mise en danger de la vie d’autrui », M. Besnier a assuré qu’il ne cacherait rien. « Il y a des plaintes, il y aura une enquête, nous collaborerons avec la justice en donnant tous les éléments qu’on nous demandera. Nous n’avons jamais pensé agir autrement », a-t-il par ailleurs promis.

L’Etat « prendra sa part de responsabilité »

Dimanche, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a assuré que « l’enquête n’épargnera personne », y compris l’Etat, qui « prendra sa part de responsabilité », notamment en raison de la présence de boîtes de lait infantile potentiellement contaminées dans des hôpitaux. Interrogé sur la promesse de M. Besnier d’indemniser les familles, il a estimé qu’« indemniser c’est bien mais l’argent n’achète pas tout ».

De son côté, le patron des députés de La République en marche, Richard Ferrand, a demandé, dimanche, que toute la lumière soit faite, sans exclure la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire réclamée par plusieurs groupes d’opposition.

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M. Besnier, dont la discrétion est légendaire, n’était pas venu s’exprimer face aux caméras après sa visite à Bercy vendredi, entrant même par une porte dérobée au ministère. Les distributeurs, dont certains ont continué à vendre des produits potentiellement contaminés après l’annonce de leur retrait, avaient déjà été convoqués à Bercy jeudi soir. Le patron des centres E.Leclerc, Michel-Edouard Leclerc, a évoqué jeudi une « défaillance » des services de l’Etat. Les contrôles déjà effectués ont permis de retrouver des boîtes de lait potentiellement contaminées dans des supermarchés, mais aussi dans des pharmacies, des crèches et des hôpitaux.

La contamination à la salmonelle dans l’usine de Craon a été révélée début décembre au public. La salmonelle avait toutefois été identifiée plus tôt par le groupe lors de contrôles internes en août et novembre, mais seulement dans l’environnement du site et pas dans les produits.

Le Monde avec AFP

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